• Antoine Boureau

Nicaragua et peuple Rama

Bonjour à tous,


Merci pour vos messages détaillés sur les costumes, les mangas et les algues ! Voici maintenant les réponses à vos questions :


- Combien de temps as-tu mis en avion pour traverser l'Océan Pacifique?

Peu de temps cette fois-ci car je devais changer d’avion à Vancouver donc seulement 9h. Par contre j’ai déjà eu un vol de 16h une autre fois entre Sydney et Dallas.


- Dans quel numéro de Phosphore auras-tu ton article sur la calligraphie? Pourrais-tu nous envoyer l'article?

Je pourrais vous envoyer l’article mais je ne sais pas encore dans quel numéro cela va sortir. Par contre mon sujet sur le collège en Russie va sortir dans le monde des Ados du 16 mars (le N°492) et le portrait de Sota au Japon dans le Hors-Série Géo ado sur les manga au mois de mai.


- Combien de temps vas-tu rester au Nicaragua?

Je suis resté 3 semaines au Nicaragua et je suis maintenant au Costa Rica pour environ 1 mois.


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Me voici à présent dans la dernière partie du voyage, l’Amérique centrale, et pour ce message direction le Nicaragua, pays des volcans et des lacs. Et afin de commencer cet article en rentrant dans le paysage, voici un des volcans en activité du pays : le volcan Masaya.


Pour me déplacer après avoir beaucoup pris le train en Russie et au Japon, je prends ici des ferries sur le Lac Nicaragua et des bateaux appelés panga le long du fleuve San Juan. Il n’y a pas de voie ferrée au Nicaragua.



Au niveau de mon itinéraire, je suis resté tout d’abord à Granada. J’ai pris des photos pour l’exposition et le livre qui va s’appeler Libre. Je serai heureux de vous les présenter lors de mon passage à l'IMPro au début du mois de juin.


Sur l’île de Ometepe j’ai réalisé deux petits reportages avec des photos du quotidien d’Osmany, 14 ans et Rossy, 6 ans.

Osmany aime s'occuper de ses quatre chevaux, il les brosse et les change de champs tous les jours. Il n'a classe que l'après-midi, le matin il aide ses parents en s'occupant des animaux et des champs de banane plantain.

Le dimanche il joue au baseball, au football ou parfois il va en vélo avec ses amis se baigner dans une des cascade de l'île.


Ici dans la magnifique cascade San Ramon.

Rossy, 6 ans, boit l'eau de coco directement dans une noix de coco.


Et enfin, le long des fleuves San Juan et Indio, je suis resté avec des indiens Rama afin de faire deux reportages : un sur la déforestation du parc National Indio Maiz et l’autre sur la vie du peuple Rama.


Lors de mon séjour auprès de ces personnes, j’ai pu partager leur quotidien où il y a très peu d’objets manufacturés. Les maisons sont construites avec les matériaux de la forêt. Le jardin, la rivière et la jungle suffisent à se procurer une alimentation diversifiée. La famille dans laquelle je suis resté m’a dit qu’ils allaient dans la « ville » de San Juan de Nicaragua à 8h de pirogue uniquement pour acheter du sel, du sucre et du café.


Cocotier et construction au bord du fleuve Indio.


Palme servant à la construction du toit des maisons.


Piège permettant d'attraper des crevettes


Victor et Sam reviennent de la pêche.

La cuisine.


Matildo se baigne dans la rivière pour se laver.


Mais attention danger, il ne faut pas rester trop longtemps dans l’eau, les caïmans peuvent faire jusqu'à 3 mètres de long.


Afin de terminer ce message un peu plus court que les précédents, je souhaite juste vous proposer une réflexion.


Cette vie, très connectée à la nature, me pose toujours la question de ce qui est essentiel. De quoi avons-nous vraiment besoin ? De quoi a-t-on du mal à se passer ? Et qu’est ce qui est vraiment de l’ordre du confort ?


Je vous laisse discuter ensemble et je vous dis à bientôt dans mon prochain message qui viendra du Costa Rica.


Et pour clôre ce message, je vous transmets le message que j'ai reçu ce 25 février de mon amie russe Katia qui habite Saint-Pétersbourg : "All people with whom I talked - on the job and on the Internet - want a peace. And we want people on Europe to know: Russian citizens don't want this war, a lot of people here are very sad and frightened, some of us have relatives and friends on Ukraine."


Ce qui traduit donne "Toutes les personnes avec qui j'ai parlé - au travail et sur Internet - veulent la paix. Et nous voulons que les gens en Europe sachent : les citoyens russes ne veulent pas de cette guerre, beaucoup de gens ici sont très tristes et ont peur, certains d'entre nous ont des parents et des amis en Ukraine."


Antoine