• Antoine Boureau

Nicaragua et peuple Rama

Bonjour les CPB de Notre Dame,


Merci beaucoup pour votre beau message et je suis très impressioné par vos Kokedama. Je ne connaissais pas du tout et c'est vraiment jolie !


Voici les réponses à vos questions.


- As-tu porté un kimono ?

Oui pour la première fois j’ai porté un kimono cette année.


- As-tu fait un vœu ?

Oui j’ai fait un vœu en allant au temple.


- Le kimono d’Hana était-il confortable ?

Pas vraiment, le kimono sert beaucoup à la taille est n’est pas très confortable. Elle était contente de l’enlever.


- Comment fais-tu pour communiquer avec les japonais ?

J’ai toujours des interprètes pour pouvoir communiquer.


- Est-ce que les gens sont contents de te rencontrer ?

Oui en général les gens sont contents de me rencontrer et de participer au projet photo.


- Connais-tu Pikachu ?

Oui je le connais même si à mon époque il n’y avait pas encore de carte Pokemon.


- As-tu lu des mangas ? As-tu aimé la visite du musée des mangas ?

Je n’ai pas lu de manga mais j’ai beaucoup aimé visiter le musée du Manga. Il y avait beaucoup d’informations pour les gens qui n’y connaissent pas grand-chose comme moi.


- As-tu bien dormi au Japon ? Comment sont les lits ?

Au Japon on dort traditionnellement sur des futons. Ce sont des matelas assez fins qui se roulent chaque matin et se déroulent chaque soir à même le sol sur des tatamis.


- Est-ce difficile de manger avec des baguettes ?

Alors je trouve ça très facile et les enfants japonais apprennent entre 5 et 6 ans.


- As-tu bien aimé le Kombu maki ?

Oui c’était très bon, un peu salé mais très bon !


***


Me voici à présent dans la dernière partie du voyage, l’Amérique centrale, et pour ce message direction le Nicaragua, pays des volcans et des lacs. Et afin de commencer cet article en rentrant dans le paysage, voici un des volcans en activité du pays : le volcan Masaya.


Pour me déplacer après avoir beaucoup pris le train en Russie et au Japon, je prends ici des ferries sur le Lac Nicaragua et des bateaux appelés panga le long du fleuve San Juan. Il n’y a pas de voie ferrée au Nicaragua.



Au niveau de mon itinéraire, je suis resté tout d’abord à Granada. J’ai pris des photos pour l’exposition et le livre qui va s’appeler Libre. Je serai heureux de vous les présenter lors de mon passage dans votre école.


Sur l’île de Ometepe j’ai réalisé deux petits reportages avec des photos du quotidien d’Osmany, 14 ans et Rossy, 6 ans.

Osmany aime s'occuper de ses quatre chevaux, il les brosse et les change de champs tous les jours. Il n'a classe que l'après-midi, le matin il aide ses parents en s'occupant des animaux et des champs de banane plantain.


Rossy, adore aller jouer sur la plage Santo Domingo même si il y a souvent du vent. En arrière plan le volcan Concepcion.

Rossy boit l'eau de coco directement dans une noix de coco.


La peinture murale dans la chambre de Rossy avec les 3 sirènes pour les 3 sœurs.

Rossy devant un régime de banane plantain. Ce sont des bananes qui se mangent cuites et salés.


Et enfin, le long des fleuves San Juan et Indio, je suis resté avec des indiens Rama afin de faire deux reportages : un sur la déforestation du parc National Indio Maiz et l’autre sur la vie du peuple Rama.


Lors de mon séjour auprès de ces personnes, j’ai pu partager leur quotidien où il y a très peu d’objets manufacturés. Les maisons sont construites avec les matériaux de la forêt. Le jardin, la rivière et la jungle suffisent à se procurer une alimentation diversifiée. La famille dans laquelle je suis resté m’a dit qu’ils allaient dans la « ville » de San Juan de Nicaragua à 8h de pirogue uniquement pour acheter du sel, du sucre et du café.


Cocotier et construction au bord du fleuve Indio.


Palme servant à la construction du toit des maisons.


Piège permettant d'attraper des crevettes


Victor et Sam reviennent de la pêche.

La cuisine.

Matildo se baigne dans la rivière pour se laver.


Mais attention danger, il ne faut pas rester trop longtemps dans l’eau, celui-ci est petit mais les caïmans peuvent faire jusqu'à 3 mètres de long.


Afin de terminer ce message un peu plus court que les précédents, je souhaite juste vous proposer une réflexion.


Cette vie, très connectée à la nature, me pose toujours la question de ce qui est essentiel. De quoi avons-nous vraiment besoin ? De quoi a-t-on du mal à se passer ? Et qu’est ce qui est vraiment de l’ordre du confort ?


Je vous laisse discuter ensemble et je vous dis à bientôt dans mon prochain message qui viendra du Costa Rica.


Antoine