• Antoine Boureau

Nicaragua et peuple Rama

Bonjour les CE-CM de Boffres


Merci pour votre petit message, j'espère que la reprise sera plus apaisée et voici mes réponses à vos questions.


- Comment tu sais parler toutes ces langues ?

Alors je ne parle pas toutes ces langues mais seulement l’anglais et un peu l’espagnol.


- As-tu déjà goûter les sushis au Japon ?

Oui, ils sont assez différents de ceux que l’on trouve France, et vraiment très bons !


- Nous avons aussi des questions : quels sont les personnages les plus connus au Japon ?

Doraemon et Ampanman sont très connus depuis très longtemps pour être les plus grands. Connus aussi en France il y a Son-Goku de Dragon ball et Pokémon. Chibi Maruko-chan et Sazae-san sont super populaires car présents dans les animés diffusés le dimanche. Ils sont originaires de Manga mais les versions d'animés ont commencé en 1990 pour Chibi Maruko-chan et en 1969 pour Sazae-san. Enfin il y a aussi les personnages du studio Ghibli comme Totoro de Miyazaki.


- Est-ce que les japonais aiment les pâtes comme les spaghettis, les coquillettes, les tagliatelles, les coudes, les macaronis, les papillons, les tortillas ?

Oui mais ils n’en mangent pas très souvent voir même jamais à la maison.


***


Me voici à présent dans la dernière partie du voyage, l’Amérique centrale, et pour ce message direction le Nicaragua, pays des volcans et des lacs. Et afin de commencer cet article en rentrant dans le paysage, voici un des volcans en activité du pays : le volcan Masaya.


Pour me déplacer après avoir beaucoup pris le train en Russie et au Japon, je prends ici des ferries sur le Lac Nicaragua et des bateaux appelés panga le long du fleuve San Juan. Il n’y a pas de voie ferrée au Nicaragua.



Au niveau de mon itinéraire, je suis resté tout d’abord à Granada. J’ai pris des photos pour l’exposition et le livre qui va s’appeler Libre. Je serai heureux de vous les présenter lors de mon passage dans votre école.


Sur l’île de Ometepe j’ai réalisé deux petits reportages avec des photos du quotidien d’Osmany, 14 ans et Rossy, 6 ans.

Osmany aime s'occuper de ses quatre chevaux, il les brosse et les change de champs tous les jours. Il n'a classe que l'après-midi, le matin il aide ses parents en s'occupant des animaux et des champs de banane plantain.


Rossy, adore aller jouer sur la plage Santo Domingo même si il y a souvent du vent. En arrière plan le volcan Concepcion.

Rossy boit l'eau de coco directement dans une noix de coco.


La peinture murale dans la chambre de Rossy avec les 3 sirènes pour les 3 sœurs.

Rossy devant un régime de banane plantain. Ce sont des bananes qui se mangent cuites et salés.


Et enfin, le long des fleuves San Juan et Indio, je suis resté avec des indiens Rama afin de faire deux reportages : un sur la déforestation du parc National Indio Maiz et l’autre sur la vie du peuple Rama.


Lors de mon séjour auprès de ces personnes, j’ai pu partager leur quotidien où il y a très peu d’objets manufacturés. Les maisons sont construites avec les matériaux de la forêt. Le jardin, la rivière et la jungle suffisent à se procurer une alimentation diversifiée. La famille dans laquelle je suis resté m’a dit qu’ils allaient dans la « ville » de San Juan de Nicaragua à 8h de pirogue uniquement pour acheter du sel, du sucre et du café.


Cocotier et construction au bord du fleuve Indio.


Palme servant à la construction du toit des maisons.


Piège permettant d'attraper des crevettes


Victor et Sam reviennent de la pêche.

La cuisine.

Matildo se baigne dans la rivière pour se laver.


Mais attention danger, il ne faut pas rester trop longtemps dans l’eau, celui-ci est petit mais les caïmans peuvent faire jusqu'à 3 mètres de long.


Afin de terminer ce message un peu plus court que les précédents, je souhaite juste vous proposer une réflexion.


Cette vie, très connectée à la nature, me pose toujours la question de ce qui est essentiel. De quoi avons-nous vraiment besoin ? De quoi a-t-on du mal à se passer ? Et qu’est ce qui est vraiment de l’ordre du confort ?


Je vous laisse discuter ensemble et je vous dis à bientôt dans mon prochain message qui viendra du Costa Rica.


Et pour clôre ce message, je vous transmets le message que j'ai reçu ce 25 février de mon amie russe Katia qui habite Saint-Pétersbourg : "All people with whom I talked - on the job and on the Internet - want a peace. And we want people on Europe to know: Russian citizens don't want this war, a lot of people here are very sad and frightened, some of us have relatives and friends on Ukraine."


Ce qui traduit donne "Toutes les personnes avec qui j'ai parlé - au travail et sur Internet - veulent la paix. Et nous voulons que les gens en Europe sachent : les citoyens russes ne veulent pas de cette guerre, beaucoup de gens ici sont très tristes et ont peur, certains d'entre nous ont des parents et des amis en Ukraine."


Antoine