• Antoine Boureau

Nicaragua et peuple Rama

Bonjour les 5ème 1,


Voici les réponses aux questions de Yanis, Mathys et Elise


- Avez-vous bien aimé la nourriture japonaise ?


Oui beaucoup c'est très varié, pas très cher et cela est agréable de pouvoir manger dehors des choses très différentes.


- Êtes-vous obligé de porter le masque en extérieur ?


Il n'y a pas cette règle au Japon mais beaucoup de gens le font.


- Quelle est la religion dominante au Japon ?


Les deux religions principales au Japon sont le bouddhisme et le shintoïsme mais dans les fait peu de gens pratiquent de façon assidu, c'est plus culturelle.


- Y fait-il froid ?


Le Japon est très allongé et il y a de grande différence de température entre le nord avec l'île d'Hokkaïdo et le sud avec les îles d'Okinawa. Mais là ou j'étais entre Tokyo, Kyoto et Osaka les températures en hiver sont sensiblement les mêmes qu'en France (en plaine).


- En tant que journaliste reporter, êtes-vous obligé d'embellir les faits ou pas ?


Très bonne question ! Certain le font, d'autres non mais ce qui le font et qui sont découvert peuvent perdre leur travail. De mon côté je ne le fais pas et les journalistes avec qui j'ai travaillé en binôme ne le font pas non plus. La question n'est pas tant "d'embélir les fait" que de choisir ce que l'on raconte. Par exemple en photographie, pour montrer un lieu je peux choisir de prendre cette jolie cascade en photo ou bien la décharge qui est derrière. Suivant ce que je montre vous n'aurez pas la même image de ce lieu. Vous pouvez vous amusez avec Oraison, certains élèves montrent la ville vivante, festive et joyeuse et d'autre la montre abandonnée et triste (en texte et/ou photo) . Ca vous tente ?


- Votre travail vous plait-il ?


Oui beaucoup et c'est pour ça que je fais ce travail.


***


Me voici à présent dans la dernière partie du voyage, l’Amérique centrale, et pour ce message direction le Nicaragua, pays des volcans et des lacs. Et afin de commencer cet article en rentrant dans le paysage, voici un des volcans en activité du pays : le volcan Masaya.


Pour me déplacer après avoir beaucoup pris le train en Russie et au Japon, je prends ici des ferries sur le Lac Nicaragua et des bateaux appelés panga le long du fleuve San Juan. Il n’y a pas de voie ferrée au Nicaragua.



Au niveau de mon itinéraire, je suis resté tout d’abord à Granada. J’ai pris des photos pour l’exposition et le livre qui va s’appeler Libre. Je serai heureux de vous les présenter lors de mon passage dans votre école.


Sur l’île de Ometepe j’ai réalisé deux petits reportages avec des photos du quotidien d’Osmany, 14 ans et Rossy, 6 ans.

Osmany aime s'occuper de ses quatre chevaux, il les brosse et les change de champs tous les jours. Il n'a classe que l'après-midi, le matin il aide ses parents en s'occupant des animaux et des champs de banane plantain.

Le dimanche il joue au baseball, au football ou parfois il va en vélo avec ses amis se baigner dans une des cascade de l'île.


Ici dans la magnifique cascade San Ramon.

Rossy, 6 ans, boit l'eau de coco directement dans une noix de coco.


Et enfin, le long des fleuves San Juan et Indio, je suis resté avec des indiens Rama afin de faire deux reportages : un sur la déforestation du parc National Indio Maiz et l’autre sur la vie du peuple Rama.


Lors de mon séjour auprès de ces personnes, j’ai pu partager leur quotidien où il y a très peu d’objets manufacturés. Les maisons sont construites avec les matériaux de la forêt. Le jardin, la rivière et la jungle suffisent à se procurer une alimentation diversifiée. La famille dans laquelle je suis resté m’a dit qu’ils allaient dans la « ville » de San Juan de Nicaragua à 8h de pirogue uniquement pour acheter du sel, du sucre et du café.


Cocotier et construction au bord du fleuve Indio.


Palme servant à la construction du toit des maisons.


Piège permettant d'attraper des crevettes


Victor et Sam reviennent de la pêche.

La cuisine.


Matildo se baigne dans la rivière pour se laver.


Mais attention danger, il ne faut pas rester trop longtemps dans l’eau, les caïmans peuvent faire jusqu'à 3 mètres de long.


Afin de terminer ce message un peu plus court que les précédents, je souhaite juste vous proposer une réflexion.


Cette vie, très connectée à la nature, me pose toujours la question de ce qui est essentiel. De quoi avons-nous vraiment besoin ? De quoi a-t-on du mal à se passer ? Et qu’est ce qui est vraiment de l’ordre du confort ?


Je vous laisse discuter ensemble et je vous dis à bientôt dans mon prochain message qui viendra du Costa Rica.


Et pour clôre ce message, je vous transmets le message que j'ai reçu ce 25 février de mon amie russe Katia qui habite Saint-Pétersbourg : "All people with whom I talked - on the job and on the Internet - want a peace. And we want people on Europe to know: Russian citizens don't want this war, a lot of people here are very sad and frightened, some of us have relatives and friends on Ukraine."


Ce qui traduit donne "Toutes les personnes avec qui j'ai parlé - au travail et sur Internet - veulent la paix. Et nous voulons que les gens en Europe sachent : les citoyens russes ne veulent pas de cette guerre, beaucoup de gens ici sont très tristes et ont peur, certains d'entre nous ont des parents et des amis en Ukraine."


Antoine